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Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 21:42

Lasse..et tellement nostalgique de cet état de souffrance que j'ai connu un an déjà..cette souffrance horrible a marqué une trève avant de ressusiter..cette douleur désormais moi, je ne veux la partager avec personne..ce mal n'est pas amour..il n'est meme pas rejet..cette douleur est ce que je suis..je ne suis ni femme cherchant amant, ni conquérante à la recherche du succes, je suis douleur..

Fatiguée des revers stériles, des confrontations houleuses avec des étrangers qui s'imissent dans ma vie - contact oblige - mais ne m'acceptent pas..Souffrante de devoir avoir du monde à mes cotés pour avancer..je comprends aujourd'hui les décalés qui se cachent dans leur délire pour se protéger..qui s'inventent une logique nouvelle pour continuer à exister..on ne peut leur reprocher cet effort de survie..le dernier geste dont ils sont capables, signe d'accrochage à la vie, est celui qui leur souffle cette identité singulière..

Je m'enfermerais désormais dans ma douleur..si seulement je pouvais la rattacher à un fait, à un problème qui ne soit pas moi..j'ai cumulé vainement les thérapies, aucune n'a eu le mérite de me connecter avec l'origine de cette douleur..et je tape ce mot encore et encore, comme si l'exorciser lui donnait forme et couleur..

Je ne peux mettre de nom, d'histoire sur cette douleur..elle n'est que moi, nourrie par mes méandres profonds..je ne suis pas génie et ne veux l'etre..c'est au contact des autres que je me suis brulée..le génie est le nom qu'ils donnent à l'aboutissemnt illustré de cette douleur..cette douleur, c'est le rapport mère - fille..cette enfance que je croyais parfaite, racontais parfaite..m'illustrais parfaite..me remémorais parfaite..était au fait teintée par cette douleur profonde..aujourd'hui je la remonte..dans le temps, dans les faits..ce rejet maternel duppliqué par un amour inavoué et pourtant si évident..c'est la meme douleur quand petite, je ne comprenais pas de quel péché on m'accusais, ce qu'on pouvait me reprocher gamine..cette douleur a par la suite pris des formes manifestes peu compréhensibles par les autres..acceptable dans un première mesure, suscitant beaucoup d'interrogations ensuite..dans tous les projets que j'aurais entrepris, le déni de cette douleur comme origine de ce que je réalisais (avait réalisé à chaque étape de ma vie) était le début de la fin..pourquoi donc m'en déconnecter...

Je viens d'élucider le mystère, je viens de m'ouvrir à la plaie..dire que ce connard de Freud et tous les psys à deux balles qui l'ont suivis ont eu finalement raison..tout se décide, se trace, se dessine à l'enfance..On est toute notre vie reflet de ce premier moule de la petite enfance, on est échos de ce moule ombryonnaire, toute notre vie..je ne peux faire de reproche, c'est bien bete..c'est exactement le geste maladroit de tourner en rond..et tourner en rond est le geste que j'ai perpétué des années durant..faisant souffrir à gauche et à droite ceux qui m'aiment vraiment...ceux là memes qui ont soufflé cette douleur identitaire..indissociable de mon etre, de ce que j'ai toujours été.c'est comme si le moi accusait le moi..l'accusait de quoi, je n'existais pas avant..

Par asma
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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 03:31

Article publié anciennement en début Juin et retiré pour des considérations "éthiques", revient à la première page, de là ou il n'aurait pas du etre destitué..Le personnage d'écrivain n'étant pas la personne, qu'on ne vienne pas me demander des comptes après..

 

Le libanais est un projet de livre qui n'a pas abouti, faute de maturité d'une plume encore habituée aux articles saccadés des blogs..C'est aussi l'histoire d'une histoire qui n'a jamais commencé, pour la même raison projetée cette fois sur fond d'un ressenti avorté par la trouille, destiné à la saisonnalité, craintif de la durée, de la continuité..Voici l'histoire de l'interruption..Et ne me parlez pas de dégustation, encore faut-il être rassasié pour savourer!

Sept mois que je ne l'ai pas revu..Ai-je changé suffisamment pour reprendre là ou on s'est arrêté? Puis-je reprendre le récit là ou je l'ai suspendu? Je peux tout aussi bien passer à l'égyptien, le français, le nègre s'il le faut..Mais tant que je n'ai pas fini de me poser mes questions quant à une éventuelle entreprise de tendresse, un rapport différent, deux mondes qui échangent dans la conscience de la différence et dans l'adoration de l'apport étranger, dans l'étonnement de la symbiose malgré l'hétérogénéité..la mixité des mœurs pour l'unité des cœurs..Tant que je n'ai pas fini d'explorer cette piste, je ne passerai pas à autre chose, c'est à dire désirer de nouveau toutes ces bites coincées dans des pantalons épais, sentir l'homme comme on renifle une chair odorante..tant que je n'ai pas pris le risque de tenter une approche auprès du libanais, je suis coincée dans la chasteté, scellée à jamais..indifférente au genre masculin, asexuée..Voilà donc à quoi se résume ma quête de l'amour, une ouverture indéniable sur la débauche, un tremplin vers la désacralisation..Comme si je croyais fermement à l'improbabilité d'une relation avec ce chauve qui m'a hantée, comme s'il me suffisait de lui de parler pour avoir de nouveau ma liberté.

Une amie, fine observatrice de mes jours, relayant ma psy chèrement payée, m'a dit dans un calme réfléchi : tu compliques les choses simples et simplifie les choses complexes...Je ne peux me redéfinir autrement, je ne peux me réinventer nouvelle, consommant l'ordinaire à dents serrées..je ne me délecte que des engrenages tordus, des équations improbables, de la limite flottante entre la passion et la survie..Mais mon masochisme prend congé quand je prétends au confort relationnel dans l'amitié; être entourée de gens qui commentent certes, mais qui ne se sentent pas menacés par ma personnalité.

 

Par asma - Publié dans : La saga des pointillés..
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 01:25

Tentée de pondre un troisième..mais je suis rattrappée par la fatigue qui me colle les paupières..quand la femme fait des bébés, je fais des articles... Comme pourrait penser Gisèle Halimi; on est toutes les deux dans la générosité..A une éventelle reprise demain

Par asma - Publié dans : La saga des pointillés..
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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 22:36

Frénésie de phrases écrites en une seule journée..Sans doute pour évacuer des mots enfouis au fond d'un tube scellé ces temps-ci..Aux plus tordus, merci de comprendre mon oesophage..

J'avance péniblement dans la lecture d'un livre refilé par mon amie...on y parle de bonheur avec un style très simplet, tellement simplet qu'une masochiste réputée ne peut s'en délecter..Meme accéder à la perception des choses doit etre un sentier en montée..

Je crois que ma rupture se confirme..je suis en cure de téléphone..le pauvre ne sonne plus..Ca m'a fait peur d'etre traitée comme une reine par quelqu'un d'autre que moi..je pense fort à G.K qui a gonflé mon égocentrisme au seuil du non partage..sans doute a t'elle contribué à paufiner les trais de l'autiste que je suis devenue..je pense fort aussi à ceux qui me lisent aujourd'hui à visage découvert, ce blog n'ayant été revendiqué par ma vraie personne que depuis peu..J'entends d'ici les habitués du non dit crier à la pudeur, à la réserve des filles de bonnes familles..C'est celà qui nous perd, trentenaires de l'an deux mille au Maroc..ce flou mitigé sensé redorer une apparence sans tache finit par corrompre le rapport qu'on entretient avec soi..mais qui suis-je pour parler...je fais équipe avec une minorité contrée par des gens bien installés. C'est à se demander ce que je foutais lorsque les gens se construisaient..

 

Par asma - Publié dans : La saga des pointillés..
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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 13:30

Et je reviens sur cette page..je ne sais pas pourquoi je dresse une opposition systématique entre la vie et l'écriture..l'une devant s'arreter là ou l'autre commence..je suis amoureuse de cette dualité!

 

Entre deux lignes, Jenny mon amie de toujours m'appele et revendique une mention sur le post.."tu n'écris jamais sur moi!" .."mais chérie tu es transversale à ma vie, te raconter serait reprendre mes jours dans le détail, or il n'y a pas assez de place pour l'illimité sur une page, gratuite qui plus est..".. Tentative approximative..Je  calme ses torpeurs à moitié..je gère cette amitié comme une relation de couple, là ou j'échoue royalement avec la gente m..De ne pas avoir de couche de désir, de pulsion sexuelle entre deux etres simplifie tellement  le rapport..C'est du moins la connerie que je me raconte quand je me réfugie volontairement dans des histoires sans sexe. Voilà mdame, tu es servie!

 

Quant à l'amour proprement dit, passé la perception de la tendre enfance et les séquences de l'adolescence poullées par la surconsommation d'une production egyptienne "spamique", il ne reste que le jeu..et quand une histoire tombe à l'eau, ce n'est pas que les dés ont été maladroitement lancés, c'est qu'à la base, l'envie de mener une partie, contre vents et marées s'il le faut, était entremélée par des considérations relevant du bon sens et de l'alignement sociétal...Or la fantaisie est une improvisation perpétuelle, là ou la référence reste figée. Comment évoluer quand on doit répondre à un standard, comment bouger quand on vous réduit la mobilité..pour ceux dont les neuronnes commencent à griller, pour faire simple, je parle d'une relation stable qui se renouvelle chaque jour, sans ennui..Existe t'elle quelque part? 

La vérité est que je suis ingrate, qu'est la routine face à l'engagement? pas celui qu'on marque noir sur blanc sur un papier..non..celui d'etre accompagnée, soignée, couvée.."Tu bouges quand l'autre bouge".. ai-je pu choper de Twilight3 qu'on a été voir sans avoir vu le 2..on s'en foutait..le confort de le sentir là, inconditionnellement, était quelque chose de nouveau pour moi..tellement nouveau que j'ai omis de faire le lien avec ce que je cherchais depuis toujours..Dans un tout autre contexte, mon père s'amuse souvent à me sortir une phrase : "ma fille, tu démontres les évidences"..Tout cet effort de reflexion, cette rebellion qui me shoote l'esprit, s'arrete à des notions simples tout compte fait..chéri qui aime Cohelo sera content de voir que je reprends ici sa pensée..Moi qui trouve que le Cohelisme est une forme de littérature vulgarisée!.C'est de ça que j'ai eu peur tout compte fait, perdre mes couleurs, m'atténuer..avant de réaliser qu'il n'y a pas plus vulgaire que de faire sauter une belle histoire qui ne faisait que commencer..

Bb, si tu lis ça un jour, je suis dslée..

Par asma - Publié dans : La saga des pointillés..
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